Jérémie PROU
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1. Introduction
Dans les années 70 et 80, Gerda Boyesen1 découvrait, dans sa pratique, l’importance des membranes dans les relations entre la psyché et le corps. A l’époque, les principales approches médicales n’y accordaient pas d’importance. De nos jours, les fascias et le tissu conjonctif sont de plus en plus considérés en physiologie humaine.
Les fascias (ou le fascia lorsqu’il est considéré dans sa globalité) forment un système de régulation biomécanique qui comprend trois dimensions (figure 1) :
C’est un système holistique : les fascias couvrent l’ensemble du corps
Ils forment une structure de maintien : du macroscopique au microscopique de façon continue.
Et un système de communication : également du macroscopique au microscopique de façon continue.
Ils jouent un rôle majeur dans le corps : structure et communication au sein de l’organisme, à différentes échelles. Ils ont une fonction de régulation, notamment de l’état psychique. Lorsque les cycles émotionnels ne peuvent pas être complétés, des résidus biochimiques s’y accumulent sous forme de stases, ce qui modifie durablement leur structure. L’altération de leur structure et de leur composition a une influence sur la perception du corps et sur le vécu psychique.
Des massages spécifiques agissent en douceur sur la structure des membranes afin de leur permettre un assouplissement ou leur redonner du tonus. En plus d’être particulièrement agréables à recevoir, ces massages apportent une libération corporelle et psychique en profondeur.
2. Les membranes
Le terme de « membrane » utilisé en Biodynamique n’a pas la même assertion qu’en physiologie médicale. Il décrit une dimension plus vaste que les fascias mais dans le cadre du massage des fascias, il désigne le tissu conjonctif2 à la surface des muscles et des fibres musculaires dans le muscle.
Dans le cadre de cet article, nous considérerons les membranes et les fascias équivalents sur le plan physiologique et fonctionnel.
Nous tenterons ici de faire des liens entre les connaissances empiriques de la thérapie Biodynamique et le domaine de la physiologie humaine3.
2.1 Principes généraux
Les membranes, de par leur viscosité et leur élasticité, forment des plans de glissement, notamment entre les muscles, entre les fibres musculaires au sein des muscles et entre les muscles et les os (Figure 2). Lorsque les propriétés mécaniques des membranes changent (viscosité plus ou moins importante) par la modification de leur composition chimique, la mobilité des muscles est impactée. Cela engendre un changement structurel des muscles sans que ces derniers n’aient à maintenir leur structure activement.
Il est intéressant de noter que les corps n’ont plus les mêmes structures qu’il y a deux ou trois générations. Il y a 40 ans les personnes étaient plus « armurées ». Les thérapeutes psychocorporels travaillaient donc plus à l’intérieur des muscles (comme W. Reich4 par exemple). Aujourd’hui, on agit plus souvent sur les membranes.
2.2 Membranes et structure
Avec un rôle à de différentes échelles, les membranes, dont les fascias, ont une organisation fonctionnelle fractale (figure 3):
Au niveau cellulaire, le tissu conjonctif, dont les fascias, interagit avec les molécules de la membrane plasmique des cellules, c’est un système à part entière : l’adhésome. Certaines de ces molécules interagissent avec le cytosquelette5.
Au niveau tissulaire, il maintient l’organisation spatiale des cellules (par un réseau de collagène et d’élastine), ce qui forme la structure des organes. Par exemple, sans tissu conjonctif, le cerveau ou le foie serait sous forme liquide.
A niveau macroscopique les organes sont organisés entre eux par la continuité des fascias.
Enfin, au niveau de l’ensemble du corps, les fascias forment une structure de tenségrité.
2.3 Structure de tenségrité
Le système musculosquelettique du corps forme une structure de tenségrité (Figure 4) : les forces de tensions et de contraintes mécaniques sont distribuées dans l’ensemble de l’organisme. Cette distribution des forces se fait principalement par les s. En effet, en plus des attaches muscles/os, qui permettent les mouvements des os les uns par rapport aux autres, les fascias relient les muscles entre eux et aux os sur leurs longueurs (Figure 5). Ils permettent donc la posture érigée du corps en limitant les efforts musculaires (Figure 6). Pour saisir plus intuitivement le principe des structures de tenségrité et des relations avec le corps, voir le site intensiondesigns.ca6.
2.4 Les fascias, un système de transmission de l’information
Il y a trois grands systèmes de transmission de l’information dans le corps, selon le mode transmission de l’information (Figure 7) :
Le système neural : électrique
Le système sanguin : chimique
Les fascias : mécanique, électrique et chimique :
Mécanique : par la transmission des ondes de déformation physique le long des fascias.
Electrique : les fascias sont traversés par un courant électrique continu (peu étudié à l’heure actuelle).
Chimique : les membranes font le lien entre le système sanguin et les organes. Elles stockent de l’information à long terme par la rétention de dépôts chimiques qui modifient leur structure. Nous pouvons y voir ici une forme de mémoire corporelle.
Ces trois systèmes système de communication sont en interrelation.
2.5 L’adhésome
Les connexions entre la matrice extracellulaire7 et les cellules sont essentielles au fonctionnement de celles-ci. L’adhésome a un rôle majeur pour les cellules dans :
L’application de contraintes mécaniques sur les cellules rend leur structure plus rigide8 ou bien perdent leur tonus9 Cet effet est plus ou moins chronique mais réversible. Ces considérations vont dans le sens d’une explication de l’intégration de la « névrose » dans le corps : un ancrage physiologique durable d’un comportement musculaire lié à un état psychologique prolongé et sans possibilité de décharge de la tension psychique.
Ces résultats permettent également d’entrevoir une explication des résultats positifs et durables du massage des membranes. Ces dernières faisant l’interface entre les organes, où s’organise l’adhésome, elles ont un rôle central dans l’intégration du psychisme dans le corps.
2.6 Membranes et stases
L’armure tissulaire
Les émotions10 non intégrées engendrent des dépôts11 dans les tissus, c’est l’armure tissulaire. Ces dépôts agissent sur le vécu psychologique, notamment en interférent avec
La notion d’énergie peut être abordée de deux façons : 1. Un vécu subjectif ne pouvant pas être expliqué par des notions physiologiques ou physiques connues à ce jour. 2. Une réalité non perceptible par les cinq sens usuels mais agissante sur le vécu. Nous ne prenons ici partie pour aucune des deux hypothèses car elles sont invérifiables en l’état. En revanche, nous utilisons ce terme car il est bien pratique pour parler d’un vécu subtil. Il permet d’envisager l’accès aux stases de la personne par les sensations du thérapeute et de la personne accompagnée.
Le massage permet la remise en circulation des dépôts et stases, donc une libération psychique. Lorsqu’il y a des dépôts (stases) biochimiques, il y a également des stases énergétiques. Lorsque l’énergie se retire (par la résignation) en laissant uniquement des dépôts biochimiques, c’est plus long de le remettre en circulation, notamment lorsque la situation qui a laissé ces stases est ancienne dans l’histoire de la personne. Cela demande un travail progressif de réparation et de régulation.
Lorsque le tissu conjonctif et les membranes sont suffisamment nettoyés, des courants végétatifs peuvent commencer à se faire sentir dans le corps. C’est une sensation très agréable qui redonne goût à la vie, permet de se sentir en lien avec son propre corps et en harmonie avec ce qui nous entoure.
Différentes formes de cuirassement tissulaire
Les propriétés pathologiques (au sens faible du terme) des membranes peut aller dans deux sens : rigide ou au contraire atonique. Au fil du temps, la rigidité ou l’atonie des fascias affecte la structure osseuse, ce qui est un pas de plus dans l’encrage chronique du caractère postural.
Le tissu conjonctif peut avoir différents aspects :
Le tissu conjonctif oriente et organise les liquides à l’intérieur du corps. Il permet les échanges des nutriments, des déchets et des molécules messagères entre les capillaires sanguins et les cellules. D’où l’importance de la qualité de la qualité de sa mobilité (pas trop rigide ni trop flaccide).
Elimination des stases
Lorsque les stases sont éliminées par le massage, il y a une détoxification des tissus. Cela peut engendrer une forte odeur de transpiration ou de l’haleine, une production de mucus ou d’urine concentrée. Ces manifestations sont normales et plutôt bon signe. Il est important de boire de l’eau (non minérale) afin d’aider cette détoxification.
3. Massage et conscience de soi
3.1 Bases physiologiques
Les fascias sont très innervés. Il y a 6 fois plus de récepteurs sensoriels à la surface des muscles – appelés faisceaux neuromusculaires – qu’à l’intérieur des muscles. Le liquide interstitiel du tissu conjonctif comporte 4 autres types de récepteurs sensoriels. Ces récepteurs sensoriels sont notamment sensibles à la déformation physique (pression, étirement), ils participent à la proprioception12 et l’entéroception13 et donc, dans une certaine mesure à la conscience de soi.
3.2 Implications émotionnelles
Le massage des fascias peut également être également appelé « massage du Moi moteur ». En effet, il permet de retrouver ou de renforcer la conscience des muscles et par extension dans le domaine de la psychologie, la capacité d’agir dans le monde.
Certains types de récepteurs sensoriels du tissu conjonctif sont sensibles à d’autres stimuli que la déformation comme la température ou des signaux chimiques par exemple. Ce sont autant de signaux influencés par l’état émotionnel. Les fascias participent donc largement aux dynamiques émotionnelles de l’organisme.
Dans la pratique thérapeutique, les membranes peuvent être considérées comme une interface entre le conscient et l’inconscient (à l’instar du diaphragme). L’attention portée aux membranes peut donc favoriser des remontées émotionnelles stagnantes pour mener à une libération psychique.
3.3 Membrane et filtre
D’un point de vue physiologique, les membranes ont une fonction d’acheminement des molécules (nutriments et messagers) à travers les tissus. D’un point de vue ésotérique, elles ont une fonction de filtre des informations venant de l’extérieur, en jouant sur la propension des personnes à être impactée par les énergies des autres par exemple. Le massage des fascias agit sur cette fonction de filtre. La « perméabilité » de la personne est donc à prendre en compte dans le diagnostic.
Développement des membranes
Les membranes se développent au cours de la croissance, pendant l’enfance. Etant donné que le développement physique – qui va de pair avec le développement psychique – est sous influence directe de son environnement relationnel, l’environnement affectif de l’enfant affect directement le développement des membranes. Dans les situations qui ne respectent pas l’intégrité de la personne (besoin de sécurité et besoin d’autonomie, notamment), le corps adopte différentes solutions :
La dissociation entre la conscience de soi et la conscience de son corps.
Le développement d’une cuirasse musculaire.
Le développement d’une cuirasse tissulaire : surdéveloppement, sous-développement, rigidification ou flaccidité des membranes.
Dissociation
La conscience de soi s’étiole afin de limiter les sensations venant de l’extérieur et qui ne sont pas assez filtrer par les membranes.
Mode d’action : Dans ce cas, la mise en conscience du corps peut être très confrontant. Il convient d’amener la conscience du corps (par les massages ou de exercices psychocorporels) en douceur.
Cuirasse musculaire
Les muscles se rigidifient, ce qui conduit à une perte de souplesse et de mobilité ainsi qu’à une perte de sensibilité (de ce qui se passe autour de soi et en soi).
Mode d’action : La technique du Deep Draining en Biodynamique est particulièrement adaptée.
Beaucoup de tissu conjonctif
Du tissu conjonctif peut être produit en excès ou carence et parfois se solidifier ou se liquéfier.
Mode d’action : Travailler sur les plans de glissement en douceur, en faisant appel à la conscience de la personne. Le toucher sera contenant, rassurant, en portant de la reconnaissance pour ces tissus qui ont permis à la personne de se protéger. La mise en place d’un espace de sécurité et le reparentage sont particulièrement importants dans ces cas.
3.4 Massage et respiration
Le toucher a une incidence sur la respiration. Il est donc important de porter l’attention sur la respiration de la personne. Il est possible, par exemple, de permettre une amplification de l’inspiration détendue en étirant doucement les muscles sur l’inspire. On peut inviter la personne à venir respirer dans nos mains.
« Ce ne sont pas nos mains qui modifient la structure de la personne mais sa respiration. »
Sylvia Wieland, formatrice en Deep Draining.
4. En pratique
4.1 Repères anatomiques
La forme des muscles étant très variable selon les individus, on les situe grâce à leurs insertions sur les os. Théoriquement, on masse d’une insertion à l’autre. Cependant, les muscles ont des façons très variables de s’insérer sur les os. Les repères anatomiques sont donc spécifiques pour chaque muscle.
Toutefois, il est intéressant de ne pas figer notre vision de l’anatomie :
« Bien trop facilement, nous sommes séduits par cette image mécanique pratique d’un muscle qui commence « ici » et se termine « là » et par le fait que, par conséquent, sa fonction consiste à rapprocher ces deux points. […] Les muscles s’insèrent sur d’autres muscles par leurs côtés […] et s’insèrent sur les paquets vasculo-nerveux voisins. »14
4.2 Diagnostique
Tout en massant, le thérapeute s’enquiert de ses sensations de toucher sur l’état des membranes : lisse, tendu, mou, élastique, difficile à contacter, dur, métallique, etc… Etant donné qu’il y a un lien entre la structure et la fonction, le diagnostic d’une tension chronique peut donner des indices sur l’état psychique15 de la personne, faisant office de lecture du corps.
La fonction mécanique d’un muscle peut donner des informations sur les aspects psychologiques de la personne. Par exemple, les rhomboïdes permettent le rapprochement des omoplates entre eux. Si ces muscles sont tendus voir structurellement raccourcis, cela peut conduire à emmètre l’hypothèse d’une attitude caractérielle particulière, à mettre en lien avec l’ensemble des autres dimensions que la personne nous livre.
Les hypothèses formulées par la lecture du corps ne sont que des pistes dont l’exploration se fait avec la personne et uniquement si l’exploration est pertinente selon où se trouve la personne à un moment donné.
4.3 Dynamique
Le diagnostic permet d’orienter l’intention du massage et la manière de masser. Ce diagnostic est dynamique pendant toute la durée du massage car l’aspect des membranes – bien qu’en continuité sur l’ensemble du corps – sont différentes d’une zone à l’autre.
4.4 Le toucher
La direction du massage se fait depuis les points proximaux16 vers les points distaux17. Il se fait avec la pulpe des doigts à plat (non crochetés vers la peau) ou avec d’autres parties de la main si l’anatomie le requiert (tranche de la main pour le muscle supra-scapulaire par exemple). Certains muscles peuvent être attrapés avec le pouce (haut des trapèzes par exemple). Dans ce cas, la main doit former un « bec de canard » et non un « bec de perroquet » qui serait crochetant. Les mouvements sont circulaires et dans le sens de la fibre musculaire généralement.
Le rythme du toucher est variable en fonction de l’intention du massage et des besoins. Un des buts du massage étant d’accompagner la prise en conscience du corps, le rythme du massage peut être assez soutenu afin que la personne reste en éveil. Inversement, afin d’apporter une expérience corporelle de détente et de relâchement de la vigilance, le rythme peut être océanique.
L’entièreté du muscle est massée, dans la mesure des possibilités anatomiques bien sûr. Cependant, lorsqu’un muscle est recouvert par un autre, on masse le muscle profond à l’aide du muscle plus superficiel.
4.5 Différentes intentions de toucher
Cas d’hypertonie : On permet aux membranes de retrouver leur mobilité, en travaillant sur les plans de glissement à la surface des fibres musculaires.
Cas d’hypotonie : On permet aux membranes de retrouver leur tonus, en travaillant sur leur fonction de contenant (une intention de contenance projetée dans les mains) ou en cherchant à faire appel à leur élasticité.
Cas de deuil, d’opération chirurgicale, personne peu sûre d’elle ou dépressive : On permet à la personne de sentir du contenant, intention de confortation.
Cas de dépression : On mobilise l’énergie avec douceur pour permettre un passage à l’action.
Cas de burn-out : Lors de burn-out, les tissus sont inflammés. Il convient donc d’apprivoiser doucement les tissus pour désenflammer, désengorger (ne pas pétrir).
Symptomatologie : On porte l’attention sur les zones de tension, on cherche les poches de fluide et on les vide. Le vidage des poches de fluide peut être guider par les sons péristaltiques (utilisation du stéthoscope électronique).
L’aspect des membranes n’est pas homogène dans le corps et parfois même latéralement opposé. Par exemple, les muscles du crâne peuvent être très hypotoniques, mous et sans élasticité tandis que les muscles du dos très hypertoniques, rigide et dur. Il convient donc d’adapter le massage selon ce que l’on diagnostique en temps réel.
4.6 Points de vigilance
Le massage des fascias, en mettant la conscience dans le moi, peut être confrontant. Il faut savoir suivre le rythme d’intégration de la personne.
Sur les muscles inflammés, il convient de ne pas avoir un toucher malaxant car cela les stimulerait trop et accentuerait l’inflammation.
Certains muscles sont abordés avec parcimonie car agir dessus peut être très provoquant :
Le muscle carré des lombes qui est un axe majeur de la circulation d’énergie entre la cage thoracique et le bassin.
Le diaphragme qui est fortement impliqué dans la rétention des émotions par la limitation de la respiration18.
Cas dont le massage des fascias est contre-indiqué :
Cas-limites -> proposer plutôt des massages contenants et confortant
Prépsychotiques
Post-trauma
Après une grosse abréaction
Notes
- (Boyesen, 2018)
- Le terme tissu conjonctif désigne un ensemble plus vaste de tissus dans le corps, tel que letissu conjonctif lâche (remplissage, glissement) / le tissu conjonctif dense (tendons, ligaments) / les tissus adipeux / le cartilage / les os / le sang (tissu conjonctif spécialisé).
- (Myers, 2021)
- (Reich, 1949)
- Cytosquelette = Molécules à l’intérieur des cellules qui assurent la structure dynamique de la cellule, entre autres fonctions physiologiques comme le transport d’autres molécules au sein de la cellule. Il est composé de filaments d’actine et de microtubules.
- Site : https://intensiondesigns.ca/full-set-of-images/
- Matrice extracellulaire = Liquide plus ou moins visqueux qui remplit l’espace entre les cellules. Elle n’a pas un rôle passif : il permet notamment l’échange entre les capillaires sanguins et les cellules. Il intéressant de noter que la salinité de la matrice extracellulaire est la même que celle de l’eau de mer, dans laquelle baignaient les premières formes de vie unicellulaire, selon le paradigme actuel de l’évolution des espèces.
- (Ming-Tzo Wei, 2020)
- (Philip Kollmannsberger, 2022)
- Les bases physiologiques des émotions sont encore largement inconnues. Cependant, l’idée que les émotions impliquent – ou sont – une modification dynamique de la composition biochimique du système circulatoire n’est pas spéculative et permet de poser des bases de compréhension dans le cas de l’utilité et des effets du massage des fascias sur les dynamiques émotionnelles.
- Les dépôts apparaissent parfois granuleux sous les doigts.
- Proprioception = Capacité de l’organisme à se situer dans l’espace (même les yeux fermés).
- Entéroception = Capacité de l’organisme à sentir l’état physiologique des organes internes (étirement de la vessie, de l’estomac (= faim), rythme cardiaque, etc.). Cette notion est élargie en Biodynamique et chez W. Reich avec la notion de sensation des courants végétatifs.
- (Myers, 2021)
- On peut mettre ce diagnostic en lien avec le modèle du cycle vasomoteur, en associant ce que l’on sent sous les mains avec une partie du cycle dans lequel la personne serait bloquée.
- Proximal = proche du centre du corps.
- Distal = vers les extrémités (tête, mains, pieds).
- (Reich, 1949)
Bibliographie
Boyesen, G. (2018). Entre psyché et soma. Petite Bibliothèque Payot.
Ming-Tzo Wei, S. S.-Y. (2020). intracellular nonequilibrium fluctuating stresses indicate how nonlinear cellular mechanical properties adapt to microenvironmental rigidity. Nature.
Myers, T. (2021). Anatomy Trains, Myofascial meridians for Manual Therapists and Movement Professionals. Fourth Edition, Elsevier.
Philip Kollmannsberger, C. T. (2022). Contractile prestress controls stiffening and fluidization of living cells in response to large external forces. arXiv.
Reich, W. (1949). L’analyse caractérielle. Petite Bilbiothèque Payot.